12.08.2009

Harga, la brûlure : Karim, mon co-auteur expulsé

18 mai 2009. Pour la énième fois, on ne les compte plus, Karim B.  est à nouveau arrêté, suite à un banal contrôle d'identité sur ordre du procureur, cette fois au niveau du tramway de Bordeaux. Arrêt Saint-Bruno, direction l'hôpital où il se rend presque chaque jour. Il a été expulsé le 12 août 2009.

Centre de rétention de Toulouse-Cornebarrieu. 12 août 2009 à 8Hh15. Karim vient d'apprendre son départ immédiat pour la Tunisie. Un premier vol à 10h pour Roissy, un deuxième vol à 16h pour Tunis : il aura suffi de quelques heures pour que cet homme arrivé en France à l’âge de 13 ans, mineur isolé, et qui n’a jamais pu envisager de rentrer dans son pays, au point de « préférer » la prison, au  point de nier son identité et d’en perdre la raison, se retrouve dans un  pays dont il ne parle même plus correctement la langue. Pas même le temps d’avertir ses proches en France pour qu’ils aient le temps de lui emmener quelques affaires, lui dire au-revoir… Il est parti sans rien,  à peine dix euros en poche…  Sentiment de honte, d’échec. Un coup de téléphone passé du portable prêté par un policier à l’aéroport de Toulouse : la voix est éteinte, résignée. « Je pars » Il pose des questions dont il donne lui-même les réponses : « Et si je refuse d’embarquer ? Ils vont me remettre en prison. Non, je ne vais pas faire ça, je ne veux pas poser de problèmes… ». Il pose des questions dont il n’a pas la réponse : « Qu’est-ce que je vais faire là-bas ? ». Il pense à ceux qu’il laisse : « embrasse tous les amis. »

13 ans, à peine, Réussir ou mourir

L'histoire de Karim commence comme dans un film : un groupe de jeunes, tous rêvent du mythe européen, clichés et idées reçues. L'un rêve d'épouser une française belle comme une actrice de cinéma ; l'autre veut trouver du travail ; un troisième pense faire de l'argent facile "là-bas, tout le monde prend de la coke, on va faire plein de business... ; un quatrième s'interroge, lui, ce qu'il veut, c'est gagner suffisament pour ouvrir un restaurant au bled... Karim, le plus jeune, treize ans à peine, veut juste partir... Une déchirure car son départ va le séparer de sa mère, mais il ne voit pas d'autre solution. D'ailleurs, il a déjà tenté la harga, six mois plus tôt, sans succès, mais avec quatre mois de prison en prime... Il n'en est que plus déterminé. Cette fois, la traversée se passe bien... Mais le mythe et la réalité sont deux choses différentes : exploité à l'âge où la plupart des enfants vont au collège, jamais repéré par l'aide sociale à l'enfance, sans aucune famille et parlant à peine le français, il se retrouve cinq ans plus tard, jeune adulte à la rue, découvrant que sans papiers, on n'est personne. Expulsé en 1997, il ne baisse pas les bras pour autant et tente une troisième traversée quelques semaines plus tard. Un bateau volé à un riche retraité avec sept autres candidats à la "harga" et la complicité passive des douaniers, huit jours dans la tempête avec un moteur en panne, des vedettes de police... Réussir ou mourir... C'est à la nage qu'il finira par s'échouer sur les côtes européennes.

18 ans de clandestinité

 

Son histoire, singulière, extrême dans la mesure où il résidait en France depuis 18 ans, partageant sa vie entre les squats, les prisons, et les centres de rétention, est emblêmatique de l'impasse dans laquelle se retrouvent les harragas. Ni régularisable, ni expulsable, en l'absence de documents d'identité et d'un pays acceptant de le reconnaître, Il rentrait (en prison), il sortait... Il rentrait, il sortait... Sans que cela règle sa situation. A chaque fois, il disposait d'une semaine, à peine, pour quitter la France, et l'espace Schengen : mission impossible pour quelqu'un qui n'a pas de passeport, pas un euro en poche, qui ne bénéficie d'aucune aide au retour compte tenu de l'interdiction de territoire dont il fait l'objet et qui, surtout, conserve de son pays d'origine l'angoisse de retrouver les fantômes de son passé, des fantômes auxquels il voulait échapper et qui n'ont jamais cessé de hanter sa tête. Père d'un enfant en France, qu'il n'a pu reconnaître et dont il n'a plus aucune nouvelle depuis 2 ans, il désespère de revoir un jour son fils. Sa femme l'avait prévenu : "Si tu entres une fois de plus en prison, c'est fini !" Cette fois, c'est bien fini puisque la France a réussi à obtenir un laissez-passer consulaire : le voilà de retour de l'autre côté de la Méditerranée.

 

Arrêté plus d’une douzaine de fois en dix ans, il a cumulé, au seul motif de son séjour irrégulier, 49 mois de prison (sans compter les temps de rétention estimés à 4 mois). Si l’on additionnait les interdictions de territoire français (ITF), on obtiendrait 31 ans… Qu'a t-il fait pour mériter cela ? Une erreur de jeunesse lui a valu, en 2000, une première condamnation assortie d'une interdiction de territoire. Certes, il a commis des actes répréhensibles, une petite délinquance liée à la précarité, à l'absence de repères, à une certaine crédulité aussi, aux patrons qui ne paient pas, au besoin d'oublier à travers la fumée d'un joint, mais dès lors qu'on a une ITF, il suffit de respirer l'air de la nature pour se retrouver au pénal. Ses dernières condamnations sont édifiantes : novembre 2007 à Grasse, 10 mois de prison ferme et 3 ans d'interdiction de territoire pour séjour irrégulier ; août 2008 à Bordeaux, 5 mois de prison ferme pour séjour irrégulier ; 19 mai 2009 à Bordeaux, au tribunal correctionnel de Bordeaux, un juge se demande enfin pourquoi un homme « préfère » passer plusieurs années en prison plutôt que de rentrer dans son pays. Une expertise psychiatrique est ordonnée. C'était, a priori, une bonne chose pour un homme dont la détresse et la souffrance psychologique s'aggravaient au fil des condamnations, un jugement qui ouvrait une brèche d'espoir, mais l'expert, en 30 minutes d'entretien à la maison d'arrêt, a balayé les prédédents avis médicaux. Fi, aussi, des multiples tentatives de suicide considérées comme de simples moyens d'attirer l'attention... Au point de risquer d'en mourir ! Le jugement se soldera par la confirmation des 3 mois de prison auxquels s'ajoute une nouvelle interdiction de territoire "Peut-être que Monsieur Bahri finira par comprendre que sa présence en France est indésirable !".  Après tout, il n'avait qu'à rester chez lui, diront certains, les mêmes, parfois, dont les enfants partent au Canada, aux Etats-Unis ou en Australie en quête d'un meilleur salaire, d'une plus grande reconnaissance... A chacun son rêve!

Il  n'en pouvait plus de taire son nom

Karim voulait lever le mystère sur son histoire et sur son identité réelle. Il voulait aussi mettre en garde les jeunes qui, comme lui vingt ans plus tôt, sont tentés par la harga. C'est le pourquoi de son récit autobiographique. En acceptant de se livrer, il nous en apprend beaucoup : sur lui, sur une Europe sécuritaire et en panne de solution, sur nous-mêmes. Son histoire ne verse ni dans le sensationnalisme, ni dans le misérabilisme, mais elle nous plonge dans l’univers opaque de la clandestinité, où tout le monde se méfie de tout le monde et où rode le spectre de la délinquance. Elle nous entraîne au bled, sur un bateau à la dérive, dans des hébergements de fortune, dans la rue, dans les bars où traînent loubards et patrons en mal de main d’œuvre, dans les commissariats, les tribunaux, les prisons, les centres de rétention, parfois chez des gens dotés d’une réelle humanité… Aride comme un désert brûlé, son parcours nous entraîne dans les méandres conscients et inconscients de ces hommes privés d’existence en Europe mais pour qui tout retour forcé au pays est inenvisageable, battant en brèche les préjugés simplistes et les idées reçues, démontant page après page, le mythe européen. Et comme il le disait si justement à propos de « ceux qui viennent frimer au bled avec leur Mercedes et leurs quatre chaînes en or autour du cou : moi, j’espère bien que je ne deviendrai pas comme eux. Ils font croire que c’est de l’or mais en vérité, c’est du plaqué-or ! » 

Deux ans de travail

L'écriture de ce livre a demandé deux ans de travail : l’enfant qui avait bravé la mort et qui voulait que sa mère soit fière de lui était devenu un adulte déchiré, épuisé par des années d’errance et de non-existence. Il faut du temps, retrouver les repères, recoller les morceaux, donner de la cohérence à une succession d'événements et accepter, parfois, qu'il n'y en ait pas : c'est complexe un être humain, chaotique quand les événements décident à sa place... Il a fallu aussi jongler avec les peines de prison, la rétention, et maintenant l'expulsion.

L'expulsion. Et après ?

Que deviennent les migrants lorsqu’ils sont expulsés ? Va-t-il rester ou faire une quatrième harga* ? Il en rêvait tant de la France !  Et les fantômes de son passé, ceux qui avaient justifié son départ et les  années de souffrance qui ont suivi, ont-ils disparu ? Soyons optimiste. Imaginons déjà un deuxième volume à son histoire.

 

Aujourd’hui, je ne sais plus. Un  sentiment de tristesse m’envahit. Aurait-il fallu qu’il parvienne à se suicider pour qu’on s’intéresse à lui ? Des faits dont il a été victime en prison n’ont jamais été jugés. Toujours coupable, jamais reconnu en tant que victime, image dérangeante, il était condamné  à disparaitre du paysage français. Il ne s’est jamais intégré, diront certains, mais notre société a-t-elle un jour fait quelque chose pour l’intégrer, lui donner une chance, ne serait-ce qu’une seule fois ? Et que sait-on des autres qui sont dans son cas, dehors ou en prison, solitaires, invisibles… Le cas de Karim est loin d’être unique. On ne fuit pas que la guerre ou la misère, les trois quart de la planète auraient déjà migré. Il y a autre chose, une faille qui relève de l’intime, infiniment complexe, et dans laquelle certains parcours qui défient l’entendement puisent leur origine. Cet aspect insaisissable, qui fait de nous des êtres humains, il nous faut bien l’admettre

En Algérie, la moitié des Algériens seraient tentés par la harga

Karim est un harraga, en arabe maghrébin, ceux qui brûlent les frontières, leurs papiers quand ils en ont, mais aussi leur passé... S'il concerne l'ensemble du Maghreb, le phénomène des harraga est très médiatisé en Algérie où, selon un sondage du journal Liberté (édition du 3 décembre 2008) " la moitié des Algériens est tentée par la harga" et 43,8% des personnes sondées connaissent plusieurs personnes dans leur entourage immédiat (famille, amis, voisins) qui ont quitté le pays grâce aux réseaux clandestins. La harga n'intéresse plus seulement les sociologues, elle interpelle tout un peuple et, de plus en plus, les pouvoirs publics : qu'est-ce qui pousse ces jeunes à fuir leur pays, au risque de se retrouver en prison (au Maghreb, la sortie illégale du territoire est un délit) ou dans un cercueil ? Une question dont la réponse ne peut se résumer à la "misère du monde". Ce ne sont d'ailleurs pas les plus pauvres qui partent : partir coûte cher, de plus en plus compte tenu des risques induits par les dispositifs de protection dont s'est dotée l'Europe "forteresse", mais le rêve n'a pas de prix : "2 000 € pour traverser la Méditerrannée au départ de la Lybie sur un bateau transportant près de 300 personnes témoignait un jeune Tunisien, plus du double pour ceux qui viennent d'Afrique sub-saharienne... Tout ça pour être arraisonnés sur les côtes italiennes, comme si la police nous attendait, et placés en rétention. C'est pour ça qu'on jette nos passeports, s'ils ne savent pas qui on est,d'où on vient, ils sont bien obligés de nous relâcher." Oui, mais après ? Après ? Certains repartent au bout de quelques mois, déçus, mais encore suffisamment forts pour rentrer et crier haut et fort : "Je l'ai fait." car la harga est aussi une forme d'émancipation, un défi pour des jeunes qui ont, avant tout, besoin de se sentir exister. Pour d'autres, le retour au bled est inenvisageable. Trop de honte : "les gens se moquent de toi, tu vis caché et tu ne pense qu'à une chose, repartir !". Et plus le temps passe, plus le retour est inenvisageable. Ceux qui n'arrivent pas à régulariser leur situation deviennent autant de destins brisés.

22.09.2008

Le suicide des jeunes - Mourir pour exister

Pour briser le tabou entretenu par l'ensemble de la société autour du suicide, ce J'Accuse ! aborde de front ce problème majeur de santé publique. Comme tous les livres de cette collection, il comporte des témoignages, un dossier et des entretiens.

Même si ce livre se concentre essentiellement sur le suicide des jeunes, le suicide est un drame qui peut toucher tout le monde, sans distinction d'âge ou de classe. Les témoignages que j'ai recueillis n'émanent pas de cas sociaux, et les adolescents dont il est question appartiennent à des familles issues de classes moyennes ou aisées. Certains expriment leur mal-être avec plus ou moins de violence, d'autres le masquent, et personne ne peut assurer que le passage à l'acte soit lié à telle difficulté familiale ou à tel événement particulier : le processus suicidaire est bien plus complexe.

Je remercie Emma, 18 ans, hospitalisée lorsque je l'ai rencontrée ; Sylvie, mère de Laura, 18ans qui avait tenté de se suicider un mois auparavant ; Chloé, 22ans, qui a multiplié les conduites extrêmes ; Irène, 15ans, dont la copine de classe venait de faire une tentative de suicide ; Martine, maman de Thibaut qui s'est donné la mort à 17 ans. Je les remercie de m'avoir fait part de leurs doutes, de leurs angoisses, de leurs espoirs. Au-delà du spectre de la mort, elles nous donnent aussi de belles leçons de vie.
Je remercie également le docteur Xavier Pommereau, qui m'a ouvert les portes du centre Abadie (CHU de Bordeaux), première unité hospitalière française spécifiquement dévolue à la prise en charge des adolescents suicidaires, ainsi que Claude Guillon, co-auteur du livre Suicide mode d'emploi qui avait fait l'objet d'une vive polémique entre défenseurs et adversaires du "droit à mourir".

J'espère que ce livre aidera à balayer certaines idées reçues, encore trop répandues : celle, par exemple, que les personnes qui parlent du suicide ne le font pas (pourtant, 8 personnes sur 10 ont évoqué la possibilité de se suicider dans les mois qui ont précédé leur passage à l'acte) ; celle qui consiste à considérer qu'une tentative de suicide n'est qu'un appel au secours, voire un moyen de se faire remarquer. Même ! un tel besoin serait à ce point vital, au point d'en mourir pour l'assouvir, et il ne faudrait pas le prendre en considération ?
Les personnes en souffrance ont besoin que leur souffrance soit reconnue. Les écouter, avec respect, parler ouvertement de suicide avec elles ne leur donne pas envie de passer à l'acte. Au contraire, cela peut les aider à passer le cap de la crise et à trouver d'autres solutions. C'est en cela qu'il est nécessaire de favoriser le dialogue.
[Le suicide des jeunes - Mourir pour exister - Syros, collection J'Accuse - Septembre 2008]

26.04.2008

Les Bricostars en concert

Imagination, bonne humeur et métissage au rendez-vous des 5-9 ans dans le magazine Boule&Bill n°13

Julien et toute sa bande, à savoir Eva, Asmir, Chloé, Yousouf, Balthazar, Loïc et Manon, sont privés de concert pour cause de panne de tram ! Qu'à cela ne tienne, Asmir a une idée : lentilles, marmites, bocaux vides, tuyau d'aspirateur et autre bric-à-brac serviront à créer toutes sortes d'instruments. Ambiance garantie dans tout le quartier !
[Les Bricostars en concert - Virginie Lydie - Magazine Boule&Bill n°13 - mai/juin 2008]

29.02.2008

Paroles clandestines, les étrangers en situation irrégulière en France

L’immigration est devenue depuis 20 ou 30 ans l’un des thèmes majeurs de la vie politique, sociale et économique de la France et les migrants illégaux sont très souvent à la une des médias. Pourtant, leur vie quotidienne, les problèmes qu’ils rencontrent, leurs désirs et leurs déceptions restent largement méconnus. Paroles clandestines est un livre documentaire dont l'objectif est de mieux comprendre les drames et les enjeux de l'immigration irrégulière en France. Il s'inscrit dans le cadre de la collection J'accuse de Syros et la Cimade (association qui agit depuis pour l’accueil et la défense des étrangers et des demandeurs d’asile en France, la seule habilitée à intervenir en centre de rétention) a accepté d'en être le partenaire.

Pour ce livre, j'aimerais remercier plusieurs personnes :
- Philippe Godard, directeur de la collection J'Accuse pour sa confiance et son soutien.
- Les membres de la Cimade pour leur accueil et pour leur aide.
- Serge Daniel, journaliste pour RFI et l'AFP à Bamako, et auteur des Routes clandestines qui vient de sortir chez Hachette. En acceptant de répondre à mon interview, il a apporté un éclairage précieux sur ce qui se passe en amont, en Afrique.
- Les personnes qui ont accepté de témoigner de leur situation, spontanément et sans arrière-pensée. Leur témoignage étant anonyme, elles savaient qu’elles n’en tireraient aucun bénéfice médiatique. En contrepartie, elles ont pu s’exprimer librement, et je les remercie de la confiance qu’elles m’ont accordée. J’ai été surprise de voir à quel point elles avaient besoin d’être écoutées, juste écoutées en tant qu’êtres humains et pas seulement considérées comme des numéros indésirables. Je les ai vues, et revues, au café, en centre de rétention, au restaurant, dans un local de permanence de la Cimade, chez elles parfois, et nos conversations, plusieurs heures durant, ont été riches en enseignements et en émotions. Nous avons également communiqué par e-mail, par téléphone, par courrier quand l'une d'elles à été emprisonnée et qu’il ne restait que cette solution… J'aimerais leur dédier ce livre en priorité et, à travers elles, à tous ceux, français ou étrangers, avec ou sans papiers, qui se battent contre les préjugés et la logique technocratique du chiffre, pour le respect des hommes, quelle que soit leur origine et leur condition sociale.

[Paroles clandestines, les étrangers en situation irrégulière en France - Virginie Lydie - Syros, collection J'accuse]

28.01.2008

24 heures dans la vie de Théo

24 heures dans la vie de Théo parle de la drogue et de la rue, parce que les enfants ont des yeux pour voir, tout simplement. Le thème est sombre (une maman dépendante) mais le ton employé n'est ni misérabiliste, ni moralisateur. Ces 24 heures sont à l'image de la vie, avec ses hauts, ses bas, un brin de désespoir, des notes d'humour, des moments de doute et, surtout, une dose d'espoir parce que la vie en vaut toujours la peine.

"Sur le trottoir, à côté des Galeries Farfouinettes, la maman de Théo a posé un petit carton, à côté d'elle, à même le sol. Elle n'aurait jamais fait ça si elle n'était pas malade, mais la poudre blanche coûte cher… Cette poudre, ce n'est pas un médicament, prévient Pouss-Pouss qui passe toutes ses journées dans un fauteuil roulant, place de l'Horloge. Les heures passent, mais les beignets aux cornichons, eux, ne passent pas et la nuit est agitée. Demain sera-t-il mieux qu'aujourd'hui ?
[24 heures dans la vie de Théo - Virginie Lydie - Illustrations : Yann Hamonic - Editions Balivernes - à partir de 9 ans]

23.09.2007

Choisir d'adopter un enfant

Tout n’est pas rose (ou bleu) dans le monde de l’adoption. S’il y a, en France, de moins en moins de bébés adoptables - et donc de drames liés à l’abandon – en revanche, le nombre de parents en quête d’enfant a doublé en 15 ans, d’où le succès de l’adoption internationale. Mais là encore, les conditions se durcissent et les délais s’allongent car la «demande » mondiale est très supérieure à « l’offre ».
Connaître les règles et le contexte de l’adoption, aborder les démarches avec sérénité, réfléchir à un projet réaliste, et surtout, se préparer à l’arrivée de cet enfant pas tout à fait comme les autres ne sont que le début d’une longue histoire dont l’objectif est de construire une famille… comme les autres.
Ayant moi-même été adoptée, je suis particulièrement sensibilisée à ce thème. J'ai essayé d'apporter des informations concrètes sur les différents aspects de l’adoption ; j'ai aussi soulevé d’inévitables questions comme la quête des origines.
[Choisir d'adopter un enfant - Virginie Lydie - Editions Déclic - Collection Choisir]

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06.08.2007

Choisir une activité pour enfants "difficiles"

Un livre pour les parents... Ce livre s'adresse aux parents dont les enfants (turbulents, opposants, impulsifs, hyperactifs, souffrant de trouble de l'attention/hyperactivité... ) ont du mal à entrer dans le moule que leur impose la vie en société. Fréquemment en situation d'échec scolaire, malgré une intelligence équivalente voire supérieure à la moyenne, ces enfants angoissés et qui n'ont pas confiance en eux, peuvent pourtant s'épanouir dans une activité extra-scolaire adaptée à leur goût et à leur développement.
Choisir une activité pour enfants difficiles, Virginie Lydie, éditions Déclics

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20.05.2007

Le championnat du monde de lancer d'avions en papier

"Aujourd'hui, c'est le plus grand jour de la vie de Zoé Tossomé, celui du championnat du monde de lancer d'avions en papier ! Zoé s'est entraînée toute l'année, mais elle est intimidée, car c'est la première fois qu'elle est sélectionnée. En plus, elle est la seule fille à participer..." Zoé va devoir affronter Jean Voltréhaut, triple champion du monde, et surtout, le très désagréable Paul Missile.
Le championnat du monde de lancer d'avions en papier, Virginie Lydie - magazine Boule&Bill avril 2007 - Illustrations Emilie Decrock

21.11.2006

Les survivants de l'île de Sable (reportage)

"Au large des côtes canadiennes, une dune de sable émerge de l’océan, étrange et solitaire. Autrefois, les marins la surnommaient le cimetière de l’Atlantique. Aujourd’hui, les hommes ont renoncé à la coloniser et seule une poignée de scientifiques s’y relaie, sous le regard indifférent des chevaux sauvages."
Reportage publié dans Thalassa magazine n° 4 novembre 2006, Photo Paul Illsley

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09.10.2006

Le conte de la ficelle

"Dans les terres boréales, là où le soleil se lève seulement une fois par an, Alec se réchauffe doucement au coin de la cheminée. Une heure plus tôt, il était cramponné à la motoneige de son père, fonçant, tous feux allumés, vers la maison d'Halukhit, son grand-père. Dehors, il fait -30°C et ce ne sont pas les pâles reflets de la lune qui réchaufferont l’air. La nuit polaire, froide et obscure, s'est installée pour plusieurs mois.
Alec regarde sa montre et le vieil homme s’en amuse.
- Une montre… Drôle d’invention !
..."
Le conte de la ficelle, publié dans le collectif du prix Flaubert au profit des enfants hospitalisés "Un hôpital aux couleurs de leurs rêves", Illustration de Yann Hamonic, 10 € sur le site www://chu-rouen.fr - La totalité des ventes sera reversée au profit de l'hôpital d'enfants du CHU de Rouen.

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19.05.2006

Les orphelins du Mozambique

À la mort de leur mère, José et sa sœur Maria, quittent Maputo, la capitale du Mozambique, pour retrouver leur oncle qui habite à plus de 150 Km. En route, ils devront affronter un ignoble trafiquant d'organes et découvriront un étrange allié en la personne d'un rat démineur.
Les orphelins du Mozambique, Virginie Lydie, Bayard Presse - Collection DLire, illustrations Bruno Pilorget

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Projet illustré : Ailleurs

[36 pages - Illustrations : Sandrine Lhomme]

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Projet fini : Le mystère de la dame blanche

Au large des côtes Bretonnes, dans l'île de Sark, d'étranges lueurs troublent la nuit. Contraint par sa mère de faire un séjour linguistique sur ce bout de terre isolé où les seuls véhicules autorisés sont les tracteurs, Martin ne tarde pas à découvrir qu'à Sark, tout n'est pas si tranquille, à commencer par la fille chez qui il loge ! Si, en plus, les revenants et les trafiquants de drogue s'y mettent…
[33000 signes - 9/12 ans]

Projet fini : Comment un moucheron amoureux faillit provoquer une catastrophe planétaire.

Au début de cette histoire, il n'y avait qu'un moucheron, un moucheron si minuscule qu'il aurait fallu une paire de jumelles pour le voir. Il volait seul, enfin, presque, parce qu'avec lui, ou plutôt dans sa tête, volait la jolie moucheronne à qui il allait rendre visite. Le ciel était bleu, le soleil brillait et personne n’aurait pu imaginer qu’une catastrophe était sur le point de se produire...
[6000 signes - 6/9 ans]

Projet fini : Tamerlan, l'homme qui fit trembler la terre

Septembre 1404 – Samarkand – Dans sa fuite, Chadi, un jeune voleur de bétail se retrouve nez à nez avec Tamerlan, qui surveille les travaux de son dernier palais et prépare des fêtes somptueuses. De victoire en victoire, Tamerlan est devenu le maître absolu d'une grande partie du monde et son nom fait frémir jusqu'aux lointains royaumes de France et d'Espagne.
[15 000 signes - 8/12 ans]

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